Le Directeur Général de la Direction Générale des Recettes du Kasaï-Central (DGRKAC), Lucien Luishiye, a apporté un démenti suite à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. La vidéo prétendait que des camions transportant du bitume destiné à l’asphaltage de la route Kananga-Kalamba Mbuji auraient été bloqués au poste de péage de Munkamba.
Une situation sous contrôle, selon la DGRKAC
Face à la presse locale, le DG de la DGRKAC a assuré que la situation est maîtrisée et que 16 camions ont été libérés entre le 19 et le 22 septembre.
« Aucun camion n’a été retenu. Tous ont reçu l’autorisation de poursuivre leur route vers Kananga », a-t-il précisé.
Clarification sur les taxes des sous-traitants
Lucien Luishiye a expliqué que le malentendu découle de la question du paiement des taxes par des opérateurs privés sous-traitants de la société chinoise Sino-Hydro, en charge des travaux.
« Les entreprises comme Safrimex ou Arab Contractor sont exonérées. Mais un privé qui obtient un marché auprès de Sino-Hydro doit s’acquitter des droits de l’État », a-t-il insisté.
Coordination avec les autorités provinciales
Il a également révélé que les autorités provinciales ont été associées à la gestion de la situation.
« Sur instruction du vice-gouverneur, qui assure l’intérim, les camions ont été autorisés à passer dans l’intérêt de la province », a-t-il déclaré.
Déficit de communication pointé du doigt
Le DG a regretté que la province n’ait pas été informée à l’avance de l’arrivée des convois.
« Si l’autorité provinciale avait été saisie, nous aussi nous l’aurions été. Il y a eu un manque de coordination », a-t-il souligné.
La panne mécanique comme cause du ralentissement
Enfin, il a tenu à dissiper les rumeurs sur un blocage administratif, précisant que le ralentissement observé sur l’axe Kananga-Muamba Mbuyi est dû à une panne mécanique d’un camion, et non à l’intervention de la DGRKAC.
« Tout est sous contrôle. Nous n’avons aucun conflit avec quiconque. Mais les règles restent les règles : les sous-traitants doivent s’acquitter de leurs taxes », a-t-il conclu.
Léopold Kingu
