Après avoir touché Fungurume, la psychose gagne désormais la ville de Kolwezi. En l'espace de deux jours, quatre nouveaux cas ont été signalés, plongeant la population dans l'émoi face à une situation qui semble échapper au contrôle des autorités.
Une propagation rapide de Fungurume à Kolwezi
Le phénomène dit de « vol de sexe », qui a récemment secoué la commune de Fungurume, s’installe désormais dans le chef-lieu de la province du Lualaba. À Fungurume, le bilan faisait état de quatre cas en deux semaines. La réaction de la population y avait été particulièrement virulente : deux auteurs présumés ont été victimes de justice populaire, tandis que deux autres ont été remis aux mains de la justice.
À Kolwezi, l'escalade est encore plus flagrante. En seulement 48 heures, quatre cas ont été recensés dans différents points stratégiques de la ville, notamment au Rond-point Malu, au Quartier Latin ainsi qu'à Musonoi.
Un silence administratif qui alimente l'angoisse
Malgré l’ampleur croissante de ces incidents et l’inquiétude manifeste des habitants, les autorités provinciales et sécuritaires n'ont pas encore communiqué officiellement sur le sujet. Ce silence accentue le sentiment d'insécurité au sein de la communauté, qui craint une multiplication des actes de justice expéditive si aucune mesure d'encadrement ou d'explication n'est fournie.
Un phénomène venu du Tanganyika
Il convient de rappeler que cette vague d'incidents n'est pas isolée. Les premiers cas documentés de ce phénomène singulier avaient été enregistrés initialement à Kalemie, dans la province voisine du Tanganyika, avant de traverser les frontières provinciales pour atteindre le Lualaba.
Ernest Mbilika
