La fédération brésilienne de football a donné son accord verbal pour deux rencontres amicales de prestige prévues en novembre : le Brésil affrontera le Sénégal à Londres et la Tunisie au Stade de France.
Si l’annonce suscite un vif engouement parmi les supporters, elle soulève également une question récurrente : pourquoi de tels matchs ne sont-ils pas organisés sur le continent africain, terre d’origine de deux des adversaires concernés ?
Ces choix illustrent une tendance déjà bien établie : l’Europe demeure le centre privilégié pour les affiches internationales, bénéficiant d’infrastructures modernes, d’une logistique optimisée et d’une forte communauté de diasporas africaines et sud-américaines. Mais ce modèle prive l’Afrique d’une opportunité unique de renforcer son attractivité sportive, de générer des retombées économiques locales et d’offrir à ses propres supporters l’expérience directe de grands rendez-vous footballistiques.
Pour certains analystes, cette situation traduit les limites persistantes des fédérations africaines à négocier des conditions favorables et à imposer le continent comme un terrain naturel pour ce type de confrontations. D’autres pointent le manque d’infrastructures répondant aux standards exigés par les grandes équipes et diffuseurs internationaux.
En attendant, les amateurs de football africains devront se contenter de suivre à distance deux affiches où leurs sélections joueront « à l’extérieur »… même lorsqu’il s’agit d’un simple match amical.
Rédaction cH
