La Direction de l’École de Santé Publique de l’Université de Kinshasa (ESP/UNIKIN) a fait part, ce mardi, de sa profonde consternation après l’assassinat tragique de quatre de ses chercheurs déployés dans la province de la Tshopo.
Selon un communiqué signé par le professeur Éric Mafuta Musalu, directeur de l’ESP/UNIKIN, les victimes participaient à une mission de collecte de données sur le suivi des activités de vaccination dans les zones de santé d’Isangi et de Yabahondo. Cette mission s’inscrivait dans le cadre du monitorage des interventions de vaccination visant à améliorer la couverture vaccinale des enfants de moins de cinq ans, notamment dans les zones d’accès difficile.
Les circonstances exactes du drame demeurent floues. D’après les premières informations, les chercheurs auraient été pris à partie par des membres de la communauté locale, les soupçonnant à tort d’être impliqués dans des cas de disparition d’organes génitaux signalés dans la région.
La Direction de l’École de Santé Publique souligne que les équipes de terrain disposaient de toutes les autorisations administratives requises et s’étaient présentées aux autorités locales avant d’entamer leurs travaux.
« Ces collègues ont perdu la vie dans l’exercice d’une mission noble, dédiée à la santé et au bien-être des enfants congolais », a déclaré le Pr Éric Mafuta, qui appelle les autorités à faire toute la lumière sur ces assassinats et à renforcer la protection du personnel de santé et de recherche sur le terrain.
Rédaction cH
