Selon Jeune Afrique, l’Angola joue un rôle de plus en plus central dans les efforts diplomatiques visant à favoriser un cessez-le-feu durable dans l’Est de la RDC. Des acteurs politiques congolais se sont récemment rendus à Luanda pour solliciter la médiation du président João Lourenço, qui a accepté de transmettre leurs préoccupations à son homologue congolais, Félix Tshisekedi.Une source proche de la présidence congolaise indique que *« Kabila a son agenda, Nangaa également, tout comme le Rwanda »*, illustrant la complexité des intérêts en jeu. L’ancien président Joseph Kabila aurait été reçu en tête-à-tête par le président angolais, avant d’envoyer deux de ses proches pour poursuivre les échanges.Parallèlement, les Églises catholique et protestante (CENCO et ECC) sont attendues cette semaine à Luanda, tout comme certains membres de l’opposition, qui ont été approchés mais attendent encore une invitation formelle.Sur le terrain sécuritaire, l’AFC/M23 aurait posé des conditions pour de nouvelles négociations, tandis qu’une demande d’envoi de troupes pour sécuriser le Katanga aurait été formulée. Toutefois, selon une source diplomatique, le président angolais aurait privilégié une option politique à cette requête militaire.Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte régional tendu, alors que les violences persistent dans l’Est congolais malgré les nombreux appels à la désescalade.
Redaction cH
