Le Rwanda a officiellement proposé la reconduction de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’absence de réaction officielle de la République démocratique du Congo, premier pays francophone en nombre de locuteurs.
Ce silence suscite plusieurs interrogations au sein de l’opinion publique et des milieux diplomatiques congolais, notamment sur l’éventualité d’une candidature de la RDC à ce poste stratégique, ou sur la position que Kinshasa entend adopter face à cette nouvelle proposition rwandaise. Certains observateurs s’interrogent également sur l’existence de profils congolais susceptibles de briguer la fonction de secrétaire générale de l’OIF.
La reconduction éventuelle de Louise Mushikiwabo continue par ailleurs de faire débat, notamment en raison de ses prises de position passées sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, jugées par certains acteurs comme manquant de neutralité. À ce sujet, est souvent rappelée son absence à la cérémonie d’ouverture des Jeux de la Francophonie organisés à Kinshasa, une décision qu’elle avait justifiée par des raisons protocolaires.
Cette situation contraste avec les investissements importants consentis par la RDC au sein de l’espace francophone, notamment pour l’organisation du Sommet de la Francophonie en 2012 et des Jeux de la Francophonie en 2023, mobilisant des ressources financières considérables.Dans ce contexte, plusieurs voix estiment que la RDC gagnerait à clarifier sa position, soit en présentant un candidat à la direction de l’OIF, soit en exprimant officiellement son soutien ou son opposition à un troisième mandat de l’actuelle secrétaire générale, afin de préserver ses intérêts et son influence au sein de l’organisation.
Rédaction cH
