À l’ouverture de la session ordinaire de mars 2026, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a lancé un appel appuyé à l’exécutif provincial pour répondre aux urgences sociales et économiques de la population.

La session ordinaire de mars 2026 de l’Assemblée provinciale de la Tshopo s’est ouverte ce lundi 30 mars à Kisangani, dans un contexte marqué par des attentes sociales croissantes et des défis persistants en matière de gouvernance.

Prenant la parole devant les élus provinciaux, les membres du gouvernement et plusieurs autorités administratives, le président de l’organe délibérant, Mateus Kanga Londimo, a livré un discours axé sur la nécessité d’une action publique plus efficace, capable de produire des résultats concrets au bénéfice de la population.

Au cœur de son intervention, la question des arriérés de salaires des agents publics a été largement évoquée. Une situation qu’il juge préoccupante, dans la mesure où elle impacte directement le fonctionnement des services de l’État en province.

« Plusieurs services provinciaux sont presque paralysés à cause de plusieurs mois d’arriérés de leurs agents. Cette situation exige des réponses urgentes afin de rétablir le bon fonctionnement de l’administration », a-t-il alerté.

Le président de l’Assemblée provinciale a également dressé un constat critique de l’état des infrastructures, notamment routières, appelant à des efforts soutenus pour améliorer la mobilité et soutenir le développement économique local.

Sur le plan sécuritaire, il a évoqué les récentes menaces enregistrées dans la ville de Kisangani, notamment autour de l’aéroport de Bangboka, insistant sur la nécessité d’une vigilance accrue et d’une meilleure coordination des acteurs de sécurité.

Revenant sur les tensions institutionnelles ayant récemment opposé les deux principales institutions provinciales, Mateus Kanga Londimo a tenu à relativiser la situation, estimant qu’elle s’inscrit dans le fonctionnement normal d’un système démocratique.

« Les divergences observées relèvent du débat démocratique. L’essentiel demeure la préservation de la stabilité institutionnelle et la poursuite de l’intérêt général », a-t-il indiqué.

Dans la dernière partie de son discours, il a insisté sur l’importance de dépasser les discours pour privilégier des actions concrètes, capables d’améliorer les conditions de vie des populations de la Tshopo.

L’ouverture de cette session intervient ainsi dans un climat d’exigence accrue, où les attentes des citoyens restent tournées vers des solutions tangibles en matière d’infrastructures, de gouvernance et de bien-être social.

Abdoul ULAFIA/Tshopo

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