Dans l’après-midi du samedi 28 mars, un message devenu viral sur l’application WhatsApp a enflammé les forums de discussion, relayant diverses allégations de violences au sein des cliniques universitaires de Lubumbashi.

Face à la gravité de ces affirmations, la rédaction du journal ESURSI-RDC a mené une enquête indépendante afin de démêler le vrai du faux et d’éclairer l’opinion publiques.

Les faits face à la rumeur

Selon plusieurs témoins oculaires, les faits remontent au mercredi 18 mars dernier. Ce jour-là, un séminaire réunit les assistants du département de médecine interne, plus précisément ceux du service de cardiologie : les docteurs Kadesirwe, Gitango, Ngoy, Yolola, Katshiez, Nsibu, Nadège, Bertony ainsi que Mwema Mbayo Doudou. C’est précisément lors de l’intervention de ce dernier que l’incident largement déformé sur les réseaux sociaux avec une intention manifeste de nuire à la réputation du Professeur s’est produit.

Ayant épuisé le temps de parole imparti à chaque intervenant, le professeur Dophra a demandé à l’assistant Mwema Mbayo Doudou de conclure son exposé. Estimant ne pas avoir achevé sa présentation, ce dernier a insisté pour poursuivre. Le professeur s’est alors vu dans l’obligation de l’interrompre et de lui demander de regagner sa place. Déterminé à achever son propos, l’assistant a manifesté un certain mécontentement, jusqu’au moment où l’enseignant l’a prié de quitter la salle. L’intéressé s’est alors exécuté dans un climat strictement pédagogique, selon les témoignages concordants recueillis par notre rédaction.

Alors que l’événement s’est déroulé un mercredi, ce n’est que dix jours plus tard, le samedi 28 mars, que la fausse information a été massivement diffusée sur les réseaux sociaux.

Contacté par notre rédaction pour savoir s’il avait subi des coups, des menaces de mort ou toute autre forme de violence, le Dr Doudou Mwema Mbayo a fermement démenti ces allégations : « Je suis surpris d’apprendre et de lire que j’aurais reçu des coups et fait l’objet de menaces de mort par mon professeur. Comme je l’ai écrit dans mon message partagé sur le forum des médecins, le professeur m’a simplement rappelé à l’ordre. Il n’y a rien eu d’autre. Pour preuve, vous m’avez trouvé au centre médical du professeur où je preste depuis lors. Que ceux qui cherchent à nuire au professeur trouvent un autre prétexte, et non pas en instrumentalisant cet incident », a-t-il déclaré.

Après recoupement des faits, il ressort clairement que le professeur Dophra n’a fait preuve d’aucune violence, contrairement aux récits propagés par ses détracteurs. Cette version est corroborée par l’ensemble des neuf témoins présents lors de cette séance académique, y compris par l’assistant Mwema lui-même.

Profondément touchés par cette campagne de désinformation, plusieurs professeurs et assistants de la faculté ont exprimé leur indignation face à des manœuvres qui visent, selon eux, à discréditer la profession médicale ainsi que la qualité de la formation universitaire.

La Rédaction du Journal ESURSI-RDC

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