La Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation (ESURSI), la Prof. Dr Marie-Thérèse Sombo, a procédé ce mardi au lancement officiel du portail numérique de son sous-secteur. Cet outil marque une étape décisive dans la transformation digitale et la centralisation des données académiques en République démocratique du Congo.

Un remède aux défis structurels du secteur

Lors de la cérémonie de lancement, la Ministre a dressé un diagnostic lucide des difficultés qui entravent l’efficacité de son ministère depuis plusieurs années. Elle a notamment pointé du doigt la fragmentation des systèmes d’information existants, la faible accessibilité aux ressources scientifiques et les disparités numériques majeures entre les zones urbaines et rurales.

« Le niveau encore limité de digitalisation et l’accès restreint au haut débit restent des défis de taille », a souligné la Prof. Dr Marie-Thérèse Sombo, rappelant que l’intégration des outils technologiques dans les pratiques académiques demeure une priorité urgente pour la souveraineté nationale.

Un pilier de la vision du Gouvernement Suminwa

Le déploiement de ce portail numérique s’inscrit directement dans le programme d’action du Gouvernement dirigé par Judith Suminwa. En alignant le secteur de l’ESURSI sur les standards internationaux, l’exécutif vise à faire du numérique un levier de croissance et d’inclusion sociale.

Plus qu’une simple plateforme, ce portail est conçu comme un véritable instrument de gouvernance. En offrant des données fiables et exploitables en temps réel, il permettra d’affiner la prise de décision et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques liées à l’enseignement et à la recherche.

Les quatre piliers de la plateforme

Grâce à cette infrastructure moderne, le ministère de l’ESURSI se dote d’un système harmonisé reposant sur quatre axes stratégiques :

  1. Centralisation et sécurisation : Une gestion unifiée des données académiques sur l’ensemble du territoire.
  2. Traçabilité : Un suivi rigoureux des parcours universitaires des étudiants pour lutter contre la fraude.
  3. Accessibilité : Une mise à disposition simplifiée des ressources pédagogiques et scientifiques pour les chercheurs et étudiants.
  4. Gouvernance optimisée : Une exploitation des données pour un pilotage plus performant du secteur.

Avec ce lancement, la RDC pose les jalons d’un écosystème éducatif intégré, capable de répondre aux exigences de l’innovation et de la compétition mondiale.

Par Ernest Mbilika / Lualaba

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