À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, le photo-journaliste et assistant Jonathan Kamunga a jeté un pavé dans la mare. Face à la guerre d’agression qui secoue le pays, il appelle à une prise de conscience collective sur la responsabilité des professionnels des médias.
Alors que le monde célèbre le droit fondamental d’informer et d’être informé, le débat prend une tournure particulière en contexte de conflit. Pour Jonathan Kamunga, photo-journaliste et cadre académique, la liberté de la presse, bien qu’inaliénable, ne peut s’exercer sans une certaine rigueur éthique, patriotique lorsque l’intégrité du territoire est menacée.
*S’exprimant en marge des festivités de ce 3 mai, l’assistant Kamunga a souligné la dualité complexe entre le devoir d’informer et l’exigence de ne pas fragiliser les lignes de front.* « En période de guerre d’agression comme la nôtre, la liberté de la presse doit être encadrée », a-t-il affirmé avec conviction.*Pour ce professionnel de l’image, *encadrer* ne signifie pas « censurer », mais plutôt instaurer une discipline de fer dans le traitement de l’information.
Dans un climat où la désinformation et la propagande adverse circulent à la vitesse du clic, l’imprudence d’un journaliste peut avoir des conséquences fatales sur le terrain.En tant qu’homme de terrain habitué à capturer la réalité par l’objectif, Jonathan Kamunga sait que l’image est une arme.
Une photo mal contextualisée ou la révélation de positions stratégiques sous couvert de reportage peut servir l’ennemi.
Selon lui, l’encadrement de la presse en temps de guerre repose sur trois piliers : La vérification rigoureuse* des sources avant toute diffusion. *Le respect du secret défense pour ne pas exposer les forces loyalistes. Le patriotisme journalistique, qui consiste à privilégier l’intérêt supérieur de la nation tout en restant fidèle à la vérité des faits.
Cet appel intervient dans un contexte où les régulateurs de médias et les organisations de la société civile s’interrogent sur les limites de l’exercice journalistique en zone de combat. Pour Kamunga, la liberté sans responsabilité n’est que ruine de l’État.
En concluant son intervention, il a invité ses confrères à une introspection profonde. Si la plume et l’appareil photo sont des outils de libération, ils doivent, en temps de crise, être maniés avec la précision d’un chirurgien pour éviter de blesser davantage une nation déjà meurtrie par l’agression.
Rédaction cH
