L’ancien ministre de l’Intérieur et cadre de l’UDPS, Piter Kazadi, a exprimé de vives critiques à l’encontre de la coalition dite « C64 », qu’il accuse d’adopter une posture politique qu’il juge préoccupante dans le contexte sécuritaire actuel de la République démocratique du Congo.
Selon lui, cette coalition s’inscrirait dans une dynamique qu’il considère comme liée à des tentatives de déstabilisation du pays, évoquant notamment une convergence avec des actions menées sur le terrain dans l’Est de la RDC par des groupes armés. Il cite, dans ce cadre, des connexions présumées avec des acteurs régionaux et nationaux, notamment le Rwanda et certains responsables politiques congolais.
Piter Kazadi rappelle par ailleurs les dispositions de l’article 64 de la Constitution congolaise, qui impose à tout citoyen de s’opposer à toute prise de pouvoir par la force ou en violation de la loi fondamentale. Il regrette, à cet égard, le silence qu’il attribue à cette coalition face à la situation sécuritaire dans l’Est du pays, marquée par des affrontements armés et l’occupation de certaines zones.
L’ancien ministre estime que cette absence de position publique claire pourrait être interprétée comme une forme de soutien implicite ou de complaisance, dans un contexte où les populations civiles sont confrontées à des violences, des déplacements forcés et une crise humanitaire persistante.
Dans le même temps, il critique les prises de position de la coalition C64 à l’égard des institutions en place, qu’il considère comme légitimes, estimant que ces attaques interviennent alors que le pays fait face à des défis sécuritaires majeurs.
Piter Kazadi appelle ainsi à une clarification des positions politiques, soulignant que le contexte actuel exige, selon lui, un engagement sans ambiguïté en faveur de l’intégrité territoriale, de la souveraineté nationale et du respect des institutions républicaines.Enfin, il invite les citoyens congolais à faire preuve de vigilance et de responsabilité, dans un esprit patriotique, face aux enjeux politiques et sécuritaires que traverse le pays.
Ernest Mbilika
