Le ministère public a requis une peine de vingt ans de servitude pénale à l’encontre de Nathanaël Onokomba, au terme de la dernière audience de son procès devant le Tribunal militaire de garnison. Le jugement est attendu dans les délais légaux, dans une affaire marquée par des interrogations sur la procédure et la compétence de la juridiction.
Une procédure au parcours controverséSelon les éléments disponibles, Nathanaël Onokomba a été interpellé le 5 janvier, puis transféré sept jours plus tard à la prison militaire de Ndolo, sans qu’un dossier ne soit immédiatement ouvert à sa charge au niveau du parquet militaire (RMP).
Il n’a été présenté devant le Tribunal militaire de garnison qu’un mois après son transfert. Depuis, la procédure a été ponctuée de plusieurs reports d’audience, dans un contexte où la question du jugement d’un civil par une juridiction militaire suscite des débats au sein de l’opinion.
Nathanaël Onokomba est poursuivi pour apologie du terrorisme ainsi que pour justification de crimes de guerre et d’agression.
Selon l’accusation, ces faits reposent essentiellement sur des déclarations publiques attribuées au prévenu, notamment lors d’interventions médiatiques et sur son compte X (anciennement Twitter). Le ministère public estime que ces propos relèvent des dispositions du Code pénal militaire congolais.
Lors de la dernière audience, les avocats de la défense ont plaidé en faveur de l’acquittement, évoquant notamment l’existence de doutes quant aux faits reprochés.
Le ministère public, pour sa part, a requis une peine de vingt ans de servitude pénale.Conformément à la procédure, le prévenu a pris la parole pour son dernier mot avant la clôture des débats. À l’issue des plaidoiries, le tribunal a pris l’affaire en délibéré. La décision est attendue dans les délais prévus par la loi.
Ernest Mbilika
