En séjour à Marrakech, au Maroc, le président de la Cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo, Dieudonné Kamulete Badibanga, a pris part à une table ronde scientifique consacrée au thème : « Défis des réformes constitutionnelles en Afrique ».

Invité en tant que juriste et praticien du droit, il est intervenu sur le sous-thème : « L’œuvre du juge constitutionnel africain dans la garantie de la suprématie de la Constitution et dans la préservation de la paix socio-institutionnelle en Afrique ». Parmi les autres intervenants figuraient notamment la professeure Fatima Arib, présidente de l’Institut international pour la transition durable en Afrique, et Yasser El Yacoubi, acteur politique et membre de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services Marrakech-Safi.
La rencontre, organisée par la Grande École de Commerce de Marrakech (GEC) en partenariat avec l’Institut Polytechnique de Marrakech (IPM Afrique), a permis d’aborder les enjeux actuels liés aux réformes constitutionnelles et au rôle des juridictions suprêmes sur le continent.
Une distinction honorifique
À l’issue des travaux, la GEC Marrakech a décerné à Dieudonné Kamulete le titre de Docteur Honoris Causa. Selon les organisateurs, cette distinction récompense son engagement en faveur d’une justice indépendante et impartiale, ainsi que son parcours institutionnel reconnu comme un modèle de rigueur et d’intégrité pour les générations montantes et les professionnels du droit en Afrique.
Coopération et renforcement des capacités

Profitant de son séjour, le président de la Cour constitutionnelle a signé deux accords de coopération visant à promouvoir la formation continue : le premier avec la GEC Marrakech et l’IPM Afrique, le second avec le Centre de recherche en management public. Ces partenariats prévoient notamment des programmes de perfectionnement pour les membres de la Cour constitutionnelle et les magistrats congolais, ainsi que l’octroi de bourses pour des formations au Maroc.
Une dynamique de coopération sud-sud
Au-delà de la cérémonie honorifique, cette mission a été perçue par plusieurs observateurs comme un signal fort d’ouverture et de coopération sud-sud. Elle marque une volonté de renforcer les échanges académiques et institutionnels entre la RDC et le Maroc, dans une perspective de consolidation des compétences et de partage d’expériences au service des institutions africaines.
Rédaction
