Des comptes offshore disséminés entre les Émirats arabes unis, le Qatar, Maurice et le Cap-Vert. Une toile financière complexe reliant officiers de la Garde républicaine, sociétés chinoises et banques libanaises. Derrière ces circuits opaques, se dessine ce que plusieurs ONG décrivent comme une économie mafieuse d’État, organisée autour d’un système de prédation familiale et consolidée par la complicité silencieuse d’acteurs économiques et bancaires bien identifiés.

Au cœur de cette architecture tentaculaire, le Katanga apparaît comme le principal gisement d’un pillage méthodique. Ici, les ressources minières deviennent monnaies d’échange dans une économie parallèle où les coffres remplacent les institutions et les banques se substituent à l’État. Selon plusieurs sources, certaines institutions financières locales, dont la Rawbank, joueraient un rôle central dans cette mécanique : à la fois mémoire comptable du clan, coffre-fort et paravent légal.

Cette affaire dépasse les frontières congolaises. Elle interpelle aussi la Belgique, ancienne puissance coloniale, siège de l’Union européenne et fervente promotrice de la transparence financière. Comment continuer à se poser en modèle de probité tout en abritant ou protégeant les circuits d’un capitalisme de connivence ?

Les défenseurs de la gouvernance éthique appellent la justice belge à un sursaut : appliquer la même rigueur qu’elle exige ailleurs, sans céder ni à la diplomatie ni à la raison d’État. Car au-delà des chiffres et des comptes offshore, c’est une question de principe : l’honneur du droit contre la honte du silence.

Le « dossier Tshisekedi », s’il venait à être instruit avec impartialité, pourrait marquer un tournant judiciaire pour l’Afrique  celui où les affaires du continent ne se jugeraient plus dans l’ombre des intérêts, mais à la lumière du droit.

Source : lecongoquonaime.com/post/pillage-d…]

Rédaction cH

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