Quatre jours seulement après leur dernière rencontre, le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est rendu, ce jeudi 8 janvier 2026, en Angola pour une visite de travail à l’invitation de son homologue João Lourenço, président angolais et président en exercice de l’Union africaine.
Au cœur des échanges : les efforts diplomatiques en cours pour restaurer durablement la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment à travers les processus de Washington et de Doha.
Cette nouvelle mission, la deuxième en moins d’une semaine, témoigne d’une volonté politique affichée, mais interroge aussi sur son efficacité.Pourquoi Lourenço n’a-t-il pas fait le déplacement à Kinshasa ? Et pourquoi Tshisekedi multiplie-t-il les déplacements alors qu’un accord de paix a déjà été signé aux États-Unis en présence du président Donald Trump et du Rwanda de Paul Kagame ?
L’opinion publique reste sceptique. Nombreux sont ceux qui dénoncent une diplomatie de façade, enchaînant réunions et accords sans retombées concrètes sur le terrain. La situation sécuritaire à l’Est reste critique, et l’espoir d’une paix réelle s’amenuise face à la répétition de promesses non tenues.Au-delà des signatures, c’est l’écoute et la coordination avec les partenaires régionaux et les populations concernées qui pourraient tracer le chemin vers une paix durable.
Redaction cH

