La prise de parole de Patrice Motsepe, en marge de la réunion du comité exécutif de la Confédération africaine de football ce dimanche, était particulièrement attendue. Le patron de l’instance africaine s’est exprimé sur l’issue de la finale de la dernière CAN, préférant laisser le TAS (Tribunal arbitral du sport statuer).

Motsepe reste en retrait avant le verdict

Le Sénégal comme le Maroc restent dans l’incertitude. Réuni ce dimanche au Caire, le comité exécutif de la CAF n’a pas apporté de clarification sur le dénouement de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, se contentant d’indiquer qu’il s’alignera sur la décision du TAS.

«En tant que président de la CAF, j’ai le devoir de m’assurer que l’indépendance, l’intégrité et la crédibilité de nos organes juridictionnels soit respectée. Je ne ferai aucun commentaire avant que le TAS n’ait rendu sa décision. Quelle que soit la décision du TAS, nous la respecterons», a indiqué Patrice Motsepe.

Une décision contestée et des soupçons de partialité

Les Lions de la Téranga ont saisi l’instance internationale afin de contester le retrait de leur sacre, finalement attribué sur tapis vert au Maroc, deux mois après la finale.

Mise en cause pour un supposé traitement de faveur envers les Lions de l’Atlas lors de cette CAN, la CAF, par la voix de son président, a tenu à défendre sa neutralité. «Je peux dire qu’on traite tout le monde de manière juste et égale, c’est notre devoir. Nous sommes très vigilants sur la perception que les gens du football ordinaire et les associations ont. La justice doit être faite, nous avons une énorme obligation pour le football du continent», a répondu Motsepe lors de cette même conférence de presse.

Par ailleurs, en réaction aux incidents survenus lors de la finale du 18 janvier, l’instance africaine a annoncé «engager des réformes de ses statuts et règlements afin de renforcer la confiance et la crédibilité des arbitres africains, des opérateurs VAR ainsi que des instances juridictionnelles de l’organisation, notamment le jury disciplinaire et la commission d’appel.»

La professionnalisation de l’arbitrage figure également parmi les pistes évoquées pour améliorer la gouvernance du football africain.

Joule-Urbain Kamulete / Lubumbashi

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