À Lubumbashi, la journée dédiée au combat de Simon Kimbangu a rassemblé, ce 6 avril 2026, des milliers de fidèles et plusieurs responsables provinciaux. Le ministre provincial de l’Économie, du Commerce, des Transports et du Tourisme, Georges Babunyi Mbau, a pris part à la marche organisée par l’Église de Jésus-Christ sur la Terre par son Envoyé spécial Simon Kimbangu (EJCSK).
Les artères de Lubumbashi ont été envahies par un flot de fidèles vêtus de tenues traditionnelles et arborant les symboles kimbanguistes. Chants, prières et slogans ont rythmé une procession à la fois religieuse et mémorielle, ponctuée de moments de recueillement.
Aux côtés du gouverneur ad interim et des membres de l’exécutif provincial, Georges Babunyi Mbau a parcouru la ville. Sa présence, très remarquée, confère à la commémoration une dimension politique volontaire ou calculée qui n’a pas échappé aux observateurs.

Foi, dignité, résistance, justice et sacrifice : ces mots d’ordre ont été scandés et portés en étendard. Les organisateurs ont souligné l’importance de la conscience africaine et de l’unité nationale, faisant de la figure de Simon Kimbangu un repère moral et politique incontournable.
Dans son allocution, le ministre a plaidé pour que ces valeurs se traduisent en actes : « Une gouvernance tournée vers le progrès, la cohésion sociale et le développement durable », a-t-il déclaré. Il a également appelé à transformer la mémoire collective en politiques publiques tangibles afin d’améliorer les conditions de vie dans le Haut-Katanga.
La présence conjointe des autorités et des leaders religieux illustre un rapprochement institutionnel fort. Si, pour certains, cette proximité renforce la légitimité des élus, d’autres y voient le risque d’une instrumentalisation des commémorations à des fins politiciennes.
Cette cérémonie s’est toutefois tenue sur un terreau de difficultés : pauvreté, accès limité aux services publics et tensions autour de la gouvernance provinciale. Dans ce contexte, la figure de Kimbangu demeure une boussole morale pour des populations en quête de repères et d’alternatives.
À l’issue de la marche, les responsables religieux et civils ont appelé à la paix sociale et à la solidarité communautaire. Leur message est clair : conjuguer mémoire et action pour répondre aux urgences socio-économiques et bâtir une gouvernance plus inclusive.
Loss-Adonis
