Près d’une décennie après le décès de l’icône de la rumba congolaise, un différend lié aux droits d’exploitation de son œuvre a opposé ses ayants droit à son ancien protégé, l’artiste Reddy Amisi. Un terrain d’entente a finalement été trouvé.
Le litige portait sur l’usage du nom de Papa Wemba et l’interprétation de son répertoire iconique lors de prestations scéniques. Selon plusieurs sources concordantes, la famille du « Vieux Bokul » aurait initialement exigé le versement d’une compensation financière s’élevant à 10 000 dollars américains pour autoriser ces reprises.
De son côté, Reddy Amisi, surnommé « Bailo Canto », aurait contesté cette exigence. L’artiste a fait valoir son lien historique et artistique avec son mentor, revendiquant un droit moral à lui rendre hommage sans contrepartie financière de cette nature.
Après une période de tensions qui a fuité dans l’espace public, les deux parties seraient parvenues à un compromis. Bien que les termes exacts de cet arrangement n’aient pas été rendus publics, l’accord met officiellement fin au malentendu.
Ernest Mbilika
