Le président Félix Tshisekedi s’est exprimé mercredi 6 mai sur l’hypothèse d’un troisième mandat à la tête de la République démocratique du Congo. « Je n’ai pas sollicité un troisième mandat, mais si le peuple veut un troisième mandat, je l’accepterai », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
Interrogé sur une éventuelle révision de la Constitution pour lui permettre de se maintenir au pouvoir, le chef de l’Etat a indiqué ne pas être à l’origine de la démarche. Ses propos interviennent alors que des rumeurs circulent depuis plusieurs mois sur un projet de modification de la loi fondamentale. Certains de ses partisans défendent l’idée que le président aurait « une mission à accomplir » plutôt qu’un mandat à durée limitée.
La Constitution congolaise limite à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Elu en 2018 puis réélu en décembre 2023, Félix Tshisekedi doit achever son deuxième et dernier quinquennat en décembre 2028. Toute candidature supplémentaire nécessiterait une révision de l’article 220, qui verrouille notamment la durée et le nombre de mandats du président de la République.
Au cours de la même conférence de presse, le chef de l’Etat a abordé plusieurs autres sujets liés à la situation sociale, sécuritaire, politique et sportive du pays. Il avait déjà conditionné plus tôt dans la journée la tenue des élections de 2028 à la fin de la guerre dans l’Est, estimant qu’il n’était _ « pas concevable » d’organiser un scrutin sans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
Loss-Adonis
