Kinshasa, 27 septembre 2025 – Le regroupement politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) et Alliés a rendu public ce samedi un communiqué dénonçant ce qu’il qualifie de « détention arbitraire et inhumaine » du professeur Pascal Isumbisho Mwapu, ancien ministre de la Fonction publique et conseiller de l’ex-Premier ministre Augustin Matata Ponyo.

Selon le document, le professeur Isumbisho a été arrêté le 9 septembre 2025 puis conduit au Centre national de cyber-défense avant d’être transféré vers un lieu tenu secret par les services de sécurité. Depuis lors, il serait privé de ses droits fondamentaux et maintenu dans un isolement total.

« Sa famille et ses avocats ignorent toujours son lieu exact de détention. Son épouse n’a pu le voir qu’une seule fois, dans des conditions humiliantes, le 12 septembre, pour cinq minutes seulement », précise le communiqué.



Des accusations jugées infondées

Les autorités sécuritaires reprocheraient à l’universitaire d’entretenir des contacts réguliers avec certaines personnalités politiques, notamment l’ancien président Joseph Kabila et l’ex-premier ministre Matata Ponyo. Il lui est également imputé d’avoir joué un rôle dans la supposée fuite de ce dernier vers l’Angola et d’avoir effectué une mission académique à Lubumbashi où il aurait rencontré des membres de sa famille appartenant à l’armée.

Pour LGD et Alliés, ces griefs ne reposent sur aucune preuve tangible. « Ces accusations fallacieuses servent de prétexte pour justifier sa détention et les traitements dégradants qui lui sont infligés », soutient le regroupement.

Conditions de détention alarmantes

Le communiqué décrit une situation préoccupante : privation de lit, absence d’hygiène, impossibilité de mesurer le temps, isolement total, et surtout des séances de torture visant à lui arracher des aveux.

Les services de sécurité conditionneraient même toute possibilité de contact avec sa famille ou ses proches à sa « coopération », en l’obligeant à confirmer les accusations portées contre lui, faute de quoi il serait traduit devant l’Auditorat militaire.

Appel à la mobilisation nationale et internationale

Face à cette situation, LGD et Alliés :

Dénoncent une violation grave de la Constitution et des conventions internationales ratifiées par la RDC ;

Exigent la libération immédiate et sans condition du professeur Isumbisho ;

Interpellent la communauté nationale et internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains, accusées de garder un silence inquiétant ;

Tiennent le pouvoir en place pour responsable de toute atteinte physique ou morale subie par leur camarade.


« Nous assistons à une répression politique qui ne dit pas son nom. Le silence face à cette barbarie est incompréhensible », conclut le communiqué signé à Kinshasa par Franklin Tshiamala Manyiku, au nom du regroupement politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) et Alliés.

Rédaction

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