Dans une déclaration au ton grave, l’acteur politique Patrick Nkanga a tiré la sonnette d’alarme sur la gouvernance actuelle en République démocratique du Congo, qu’il juge « alarmante » et marquée par des divisions internes persistantes, la mauvaise gestion des ressources publiques et l’absence de vision stratégique à long terme.

« En nourrissant les tensions, en détournant l’argent public et en refusant de définir une direction claire, nous exposons la nation à un déclin profond », a-t-il déclaré, estimant que le pays s’éloigne progressivement de son rôle naturel de leader régional et continental.

Patrick Nkanga a rappelé que la force d’un État ne repose pas sur sa capacité à intimider ses citoyens, mais sur son aptitude à les protéger, à garantir la sécurité nationale et à maintenir une autonomie stratégique « viable, sinon optimale ».

Insistant sur la nécessité de préserver la continuité de l’État au-delà des ambitions politiques, il s’est interrogé sur l’héritage que la génération actuelle laissera aux suivantes : « Un socle solide ou un champ de ruines à réparer ? À ce rythme, ce sont davantage des problèmes que des solutions que nous leur laisserons. »

L’ancien conseiller politique a exprimé une profonde inquiétude face à l’affaiblissement des fondements de la République, imputant cette situation à la primauté des intérêts individuels sur le bien collectif. Selon lui, cette fragilisation profite aux « adversaires du Congo », qui exploitent les divisions internes pour affaiblir la nation.

Patrick Nkanga a conclu son propos par un appel à la responsabilité collective : « Tant qu’il est encore temps, nous devons agir. Réunifions notre nation et bâtissons un nouveau Pacte républicain. La véritable souveraineté, c’est la capacité à régler ses propres problèmes, en toute lucidité et avec maturité. »

Par ce message, il invite les dirigeants comme les citoyens à un sursaut national, estimant que l’avenir du pays dépend désormais de la volonté des Congolais à reprendre eux-mêmes leur destin en main.

Rédaction cH

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