Le militant de la société civile Jonas Tshiombela a tiré la sonnette d’alarme ce lundi au sujet de la gestion de la province de la Tshopo, plaçant le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga « sous très haute surveillance ».
Dans un message adressé aux autorités nationales et à l’opinion publique, il appelle à une mobilisation générale autour de la situation dans cette province du nord-est de la RDC.

« Nous invitons l’ensemble des acteurs autorités nationales, députés provinciaux, organisations de défense des droits humains, confessions religieuses et société civile à suivre de près la gouvernance provinciale dans la Tshopo », a déclaré Jonas Tshiombela.
Selon lui, plusieurs signaux inquiétants commencent à émerger : mauvaise gestion présumée des ressources publiques, atteintes aux libertés fondamentales et intimidations à l’encontre des voix critiques.
Il dénonce notamment la condamnation jugée expéditive de Jedidia Mabela, militant citoyen récemment interpellé, qu’il considère comme un « signal grave » et un « avertissement à ne pas ignorer ».
« La récente condamnation expéditive d’un militant citoyen, Jedidia Mabela, interpelle nos consciences. La vigilance citoyenne est un devoir collectif », insiste-t-il.
Tshiombela met en garde : une société qui cesse de surveiller ses dirigeants « s’expose aux abus, à l’impunité et à la dérive autoritaire ».
En conclusion, il appelle les habitantes et habitants de Kisangani à rester mobilisés :
« Les Boyomaises et Boyomais doivent rester debout, informés et solidaires pour défendre l’intérêt public.»
Léo Kingu
