Le gouvernement rwandais a réagi aux propos du président congolais Félix-Antoine Tshisekedi, tenus à Bruxelles lors du Global Gateway Forum, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe. Dans une série de déclarations relayées sur le réseau X, le chef de la diplomatie rwandaise a rejeté la responsabilité de l’escalade des tensions sur le président congolais.
« Le seul à pouvoir arrêter cette escalade est le président Tshisekedi, et lui seul », a affirmé le ministre rwandais.
Olivier Nduhungirehe a accusé le chef de l’État congolais d’adopter une posture « belliqueuse », citant ses déclarations publiques jugées hostiles envers Kigali, notamment « des menaces d’invasion du Rwanda » et des propos qualifiés d’« insultants » à l’égard du président Paul Kagame.
Le ministre a par ailleurs appelé Kinshasa à mettre fin, selon lui, au soutien des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), à « désarmer la milice Wazalendo », et à cesser de recourir à des forces étrangères, notamment « des soldats burundais et des mercenaires », ce qu’il considère comme une violation du droit international.
Olivier Nduhungirehe a également dénoncé les bombardements opérés par les forces congolaises dans l’est du pays, qu’il présente comme « contraires à l’Accord de paix de Washington et à la Déclaration de principes de Doha ».
Enfin, le chef de la diplomatie rwandaise a reproché à Félix Tshisekedi d’avoir « instrumentalisé une tribune internationale à vocation économique » pour formuler des accusations jugées « mensongères » contre le Rwanda.
Cette réponse marque une nouvelle étape dans l’échange tendu entre Kinshasa et Kigali, sur fond de conflit persistant dans l’est de la RDC.
Rédaction cH
