Dar es Salaam, 31 octobre 2025 – Par la rédaction

La Tanzanie, longtemps présentée comme un havre de stabilité politique en Afrique de l’Est, traverse depuis plusieurs jours une crise sans précédent. La présidente Samia Suluhu Hassan, première femme à diriger le pays, est introuvable depuis plus d’une semaine, plongeant la nation dans une profonde incertitude.



Selon plusieurs sources locales, le pays vit désormais sous confinement national, avec une coupure totale d’Internet et une hausse alarmante du nombre de décès, dont les causes n’ont pas encore été clairement établies. Dans la capitale, Dar es Salaam, comme dans plusieurs grandes villes, les forces de sécurité patrouillent les rues, tandis que les frontières sont placées sous haute surveillance.

Une situation confuse et des tensions croissantes

Les autorités militaires auraient mis en garde la police contre tout recours à la force létale lors des manifestations sporadiques qui éclatent dans certaines régions du pays. Ces scènes de protestation, bien que limitées, traduisent une colère populaire alimentée par le silence des institutions et l’absence de communication officielle sur le sort de la cheffe de l’État.



Des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux, difficilement accessibles en raison des restrictions d’Internet, évoquant des luttes internes au sein du pouvoir ou une crise de santé qui aurait été dissimulée. Aucune version n’a pour l’instant été confirmée par les autorités.

Une déception grandissante sur le continent


L’inquiétude dépasse désormais les frontières tanzaniennes. Dans plusieurs pays africains, la déception est palpable. Beaucoup considéraient Samia Suluhu Hassan comme une figure d’espoir pour la gouvernance féminine en Afrique, notamment après sa succession pacifique à John Magufuli en 2021.
Son image de dirigeante pragmatique et modérée, saluée par la communauté internationale, semble aujourd’hui ternie par le manque de transparence et la gestion jugée autoritaire de la crise actuelle.

« C’est un choc pour l’Afrique, surtout pour les jeunes femmes qui voyaient en elle un symbole de leadership apaisé et progressiste », confie une militante tanzanienne jointe par téléphone depuis Nairobi.


Un tournant pour la stabilité régionale

Alors que la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) suit de près la situation, les analystes redoutent que cette crise ne fragilise davantage la région, déjà secouée par des tensions politiques au Kenya et par l’instabilité persistante en RDC voisine.


En attendant une clarification officielle sur le sort de la présidente, la Tanzanie reste suspendue dans une atmosphère de peur et de confusion.
Le monde observe, impuissant, la dérive d’un pays qui incarnait jusqu’à récemment la promesse d’une gouvernance stable et inclusive en Afrique de l’Est.

Rédaction cH

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