Le président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement déposé, ce lundi 3 novembre, sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025. Le dépôt du dossier est intervenu dans l’après-midi, aux environs de 16 heures, à la Cour suprême de Conakry, à la clôture du délai fixé pour la réception des candidatures.

Cette annonce marque un tournant politique majeur pour le pays. Arrivé au pouvoir en 2021 à la suite d’un coup d’État ayant renversé Alpha Condé, le général Doumbouya avait alors affirmé qu’il ne se présenterait à aucune élection à l’issue de la transition. Cependant, la promulgation de la nouvelle Constitution, le 26 septembre dernier, avait déjà laissé entrevoir la possibilité d’une telle candidature, en levant plusieurs obstacles juridiques.

Selon la Cour suprême, huit candidatures ont été enregistrées à ce stade :

Ousmane Kaba, économiste et ancien ministre sous Alpha Condé, déjà candidat à deux reprises ;

Lansana Kouyaté, ancien Premier ministre (2007-2008) ;

Amadou Thierno Diallo, indépendant, ex-ministre et cadre du milieu financier international ;

Ben Youssouf Keita, président des Nouvelles Forces Démocratiques ;

Makalé Camara, présidente du Front pour l’Alliance Nationale et ex-ministre des Affaires étrangères ;

Faya Millimono, président du parti d’opposition Bloc Libéral ;

Ansoumane Fofana, chef du Rassemblement des Guinéens pour l’Alternance ;

et Mamadi Doumbouya, président de la transition.


Plus de soixante personnalités avaient initialement manifesté leur intention de concourir, mais la caution électorale fixée à 900 millions de francs guinéens — un record dans le pays — et les exigences de parrainage ont réduit le nombre de dépôts effectifs.

Par ailleurs, les principaux leaders de l’opposition historique — Cellou Dalein Diallo (UFDG), Alpha Condé (RPG) et Sidya Touré (UFR) — ne participent pas au scrutin. En raison de la nouvelle Constitution, plusieurs d’entre eux dépassent la limite d’âge de 80 ans ou ne remplissent pas les conditions de résidence en Guinée, certains étant en exil ou détenus.

La Cour suprême doit désormais examiner les dossiers et publier la liste définitive des candidats au plus tard le 13 novembre prochain. Cette élection s’annonce comme un moment décisif pour l’avenir politique de la Guinée, quatre ans après le renversement du régime Condé.

Source : Lsi-africa.com

Rédaction cH

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