Kinshasa, 5 novembre 2025. Une délégation d’Amnesty International, conduite par Flavia Mwaka Mwangovya, directrice régionale adjointe basée à Nairobi, a été reçue ce mercredi par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali. Elle était accompagnée de Me Donat Kambola, représentant local de l’organisation à Kolwezi.

L’entretien a porté sur la persistance des violations des droits humains liées aux expulsions forcées des communautés locales dans la ville minière de Kolwezi, province du Lualaba. Amnesty International a plaidé pour une implication plus ferme de la Justice congolaise face à ce qu’elle qualifie d’« impunité persistante » dans ces affaires.
« Deux ans après la publication de notre rapport, la situation des communautés affectées reste dramatique. Des familles continuent de perdre leurs maisons, leurs terres et leurs moyens de subsistance, pendant que Kolwezi se transforme sous la pression de l’exploitation minière », a souligné la délégation.
Amnesty International a exhorté le ministre de la Justice à ordonner des enquêtes approfondies sur ces expulsions et à poursuivre en justice les responsables des violations constatées.
Ces requêtes interviennent après une récente décision du ministre Guillaume Ngefa d’ouvrir des poursuites dans des dossiers de fraude minière au Lualaba, une initiative saluée par l’organisation internationale.

Le ministre d’État a, pour sa part, réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire respecter les droits fondamentaux de tous les citoyens, sans distinction.
« Le ministère de la Justice reste déterminé à garantir la protection des populations sur l’ensemble du territoire national », a déclaré Guillaume Ngefa Atondoko Andali, promettant d’identifier des pistes de solution concrètes dans les meilleurs délais.
Amnesty International espère que cet engagement se traduira rapidement par des mesures effectives en faveur des communautés injustement expulsées de Kolwezi.
Léo Kingu
