L’ancien gouverneur du Lualaba, Richard Muyej Mangeze Mans, a lancé ce vendredi un appel solennel à l’unité et à la responsabilité des acteurs politiques de l’opposition. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, il exhorte ses pairs à mettre fin aux divisions internes et à privilégier l’action concertée face aux défis que traverse la République démocratique du Congo.
« L’heure n’est plus aux querelles, mais à l’action », a-t-il déclaré en ouverture, estimant qu’une partie de l’opposition contribue, volontairement ou non, à affaiblir son propre camp en adoptant le même narratif que celui du pouvoir. Selon lui, une telle attitude « ne fait que consolider le système que l’on prétend combattre ».
Richard Muyej plaide pour une opposition disciplinée, lucide et tournée vers l’intérêt général. Il rappelle que « le peuple, qui continue de croire en la capacité de ses dirigeants à incarner le changement, mérite mieux que des luttes d’ego et des rivalités internes ».
L’ancien gouverneur souligne également la responsabilité historique des leaders politiques, les invitant à « faire des choix clairs et courageux, guidés par les valeurs du dialogue, du respect mutuel et de la cohésion ». Pour lui, la politique doit rester « un service rendu à la nation », fondé sur la discipline, l’élégance et la considération de l’autre des vertus qu’il juge indispensables à la crédibilité et à la durabilité de toute plateforme politique.
Tout en dénonçant « l’indifférence des dirigeants face à la souffrance du peuple », Muyej appelle l’opposition à s’unir autour d’une vision commune afin de « contraindre le pouvoir, par un dialogue inclusif et sincère, à rompre avec la culture de prédation ».
Concluant sur un ton d’alerte, il met en garde contre « l’illusion de stabilité entretenue par le pouvoir à travers une communication populiste », alors que, selon lui, le pays traverse « une crise profonde et multisectorielle ».
« Il est encore temps de corriger la trajectoire, de restaurer la confiance et de replacer l’intérêt supérieur du peuple au cœur de l’action politique », a-t-il insisté.
