Nouvelle secousse dans l’opposition congolaise. Dans une lettre datée du 25 novembre 2025 et adressée au président d’Ensemble pour la République, Daniel Nsafu Butshiemuni annonce sa démission immédiate du parti de Moïse Katumbi. Une rupture qu’il justifie par ce qu’il décrit comme un profond déphasage stratégique.

Selon l’ancien député, Ensemble aurait abandonné l’intérêt général pour sombrer dans un « particularisme politique », incapable de rassembler les forces sociales et citoyennes autour d’un projet national cohérent. Nsafu accuse ouvertement le parti de ne plus incarner l’unité indispensable face aux défis politiques, sécuritaires et économiques du pays.
Dans son texte, au ton particulièrement critique, il dénonce la progression d’une « tyrannie » qu’il estime en train de s’enraciner en RDC, renforcée par l’érosion de l’État de droit, l’affaiblissement de l’autorité de l’État et la détérioration générale de la situation nationale, notamment dans l’Est.
Face à ce qu’il décrit comme une dispersion dangereuse des forces d’opposition, Nsafu affirme avoir trouvé une alternative dans la plateforme « Sauvons la RDC », pilotée par l’ancien président Joseph Kabila. Il présente ce regroupement comme la seule structure capable de fédérer les énergies politiques et citoyennes autour d’un leadership « énergique », « de dimension nationale » et doté d’une « stature universelle ».

L’ancien député ne se contente pas d’adhérer à ce mouvement : il y entraîne également son propre groupe, le mouvement Flamme, qu’il engage sans réserve dans cette nouvelle coalition.
Dans un appel final aux accents de mobilisation nationale, Daniel Nsafu exhorte les Congolaises et Congolais à rejoindre massivement « Sauvons la RDC », qu’il qualifie de « seule alternative crédible » pour contrer ce qu’il décrit comme une dérive autocratique déjà bien installée.

En quittant Ensemble pour la République sur une note aussi sévère, Nsafu ouvre un nouveau front dans une opposition en pleine recomposition et place encore un peu plus Joseph Kabila au centre du débat politique à venir.
Rédaction cH
