Le 8 décembre 2025, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a présenté devant le Parlement réuni en Congrès un bilan qu’il a qualifié de positif pour l’année 2025. S’il a salué les performances économiques, la relance des infrastructures et la cohérence de l’action gouvernementale menée par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, plusieurs analystes estiment que ce tableau demeure en décalage avec les difficultés quotidiennes rencontrées par une grande partie de la population.



Le Chef de l’État a mis en avant la baisse de l’inflation  de 11,7 % fin 2024 à 2,5 % fin octobre 2025  présentée comme le signe d’une « discipline macroéconomique retrouvée ». Cependant, dans de nombreuses villes, la cherté de la vie reste fortement ressentie, et le pouvoir d’achat peine à suivre malgré les performances macroéconomiques.

Le Président a également rendu hommage au Gouvernement Suminwa pour la rigueur budgétaire et la mobilisation accrue des recettes. Toutefois, des questions persistent sur l’impact réel de ces efforts sur les services publics, souvent confrontés à des manques d’investissements et à des retards structurels.

L’annonce d’une accélération des projets d’infrastructures  routes, aéroports, équipements stratégiques  intervient alors que plusieurs chantiers antérieurs accusent encore des retards, alimentant le scepticisme quant à la capacité de l’exécutif à atteindre les objectifs fixés.

Sur les accords de Washington, Félix Tshisekedi a assuré qu’ils ne remettaient en cause « aucune forme de souveraineté ». Une déclaration qui ne dissipe toutefois pas totalement les interrogations de certains acteurs politiques et de la société civile sur les implications réelles de ces engagements internationaux.



Enfin, le Chef de l’État a conclu sur une note de mobilisation nationale, affirmant que « les ténèbres ne régneront pas toujours ». Une formule symbolique qui contraste avec les attentes urgentes en matière de sécurité, de gouvernance et de conditions sociales.

En définitive, si le discours présidentiel met en avant une vision ambitieuse et des progrès revendiqués, une partie de l’opinion considère que les défis encore non résolus appellent davantage qu’un bilan optimiste : une action plus tangible et perceptible sur le terrain.

Réaction cH

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