Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu de ses fonctions après des propos controversés tenus sur la chaîne nationale RTNC. Il aurait mis en garde contre les unions avec certaines femmes identifiées comme d’origine tutsie, suscitant un tollé et des accusations de propos discriminatoires et xénophobes.
« Lorsque vous épousez aujourd’hui une femme tutsie, il faut faire attention. Car, pour préserver la suprématie tutsie, un homme de la même communauté vous sera présenté comme son cousin, alors qu’en réalité, il est là pour avoir des enfants avec votre femme à votre place… » a-t-il déclaré
Si certains affirment que ses déclarations visaient spécifiquement les Tutsis rwandais en lien avec le mouvement rebelle M23, responsable de violences dans l’Est depuis plusieurs décennies, d’autres y voient une généralisation ethnique jugée inacceptable.
Des voix de la société civile saluent la décision de suspension, appelant le Chef de l’État à accélérer les réformes promises de l’armée, notamment l’éradication des unités monoethniques et l’arrêt des intégrations d’anciens groupes armés au sein des FARDC.
Enfin, ces acteurs exhortent la présidence à abandonner toute logique identitaire au profit d’une véritable cohésion nationale, condition essentielle à la stabilité du pays à l’approche des échéances politiques de 2026.
