Cinq ans après son instauration, l’état de siège continue de susciter des réactions contrastées. À Beni, une autorité locale évoque des avancées sécuritaires, tout en reconnaissant que des défis persistent.
À Beni, le bourgmestre policier de la commune de Mulekera, Ngongo Mayanga Dieudonné, a dressé un bilan qu’il juge « globalement positif » de l’état de siège instauré depuis mai 2021 dans l’Est de la RDC.
S’exprimant mardi 6 mai 2026, il a estimé que cette mesure exceptionnelle a contribué à restaurer l’autorité de l’État dans une zone autrefois marquée par l’insécurité et les troubles à l’ordre public.
Selon lui, la situation sécuritaire s’est améliorée, permettant notamment aux agriculteurs d’accéder plus facilement à leurs champs, tandis que les forces de sécurité procèdent régulièrement à l’arrestation de présumés fauteurs de troubles.
L’autorité locale souligne toutefois que les efforts doivent se poursuivre pour consolider les acquis sur le terrain, dans un contexte où les menaces sécuritaires demeurent.
Le bourgmestre a également insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre la population et les autorités, qu’il considère comme un facteur clé dans la stabilisation de la région.
Instauré le 6 mai 2021 par Félix Tshisekedi, l’état de siège vise à mettre fin aux violences armées dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, confrontées aux attaques de groupes armés, dont les ADF.
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