Le leadership de la jeunesse au Lualaba traverse une zone de turbulences. Kelly Ntambi, figure active de la société civile locale, a annoncé le dépôt imminent d’une motion de défiance visant le Bureau Exécutif du Conseil Provincial de la Jeunesse (CPJ).
Un constat de « paralysie » administrative
L’initiateur de la motion justifie cette démarche par ce qu’il qualifie de bilan « inexistant » sur le terrain. Parmi les principaux griefs figure l’échec du bureau à asseoir son autorité sur l’ensemble de la province. Kelly Ntambi souligne notamment qu’aucun bureau de territoire, ni celui de la ville de Kasaji, n’a été installé depuis le début de la mandature actuelle.
Des accusations de politisation
Au-delà de l’inaction technique, la motion pointe des dérives structurelles majeures : Une absence totale de résultats concrets pour les jeunes de la base, certains membres du bureau sont accusés de privilégier des agendas partisans au détriment de la mission apolitique du Conseil.
Appel à un comité de crise
Face à ce qu’il décrit comme une perte de « dignité » pour l’institution, le requérant exige la dissolution immédiate du bureau exécutif. Il préconise en lieu et place l’installation d’un comité de crise, chargé de redynamiser la structure et d’assurer une représentation authentique des jeunes lualabais.
Cette initiative marque une nouvelle étape dans les revendications pour une gouvernance plus transparente et efficace des organisations de jeunesse dans la province du Lualaba.
Ernest Mbilika
