Le monde retient son souffle. À quelques heures de l’expiration de l’ultimatum fixé par la Maison-Blanche, Donald Trump a durci le ton de manière inédite, évoquant la disparition pure et simple d’une « civilisation entière » si Téhéran ne plie pas aux exigences américaines.
C’est via son réseau social Truth Social, puis lors d’une conférence de presse ce mardi, que le président des États-Unis a lancé ce qui ressemble à un avertissement final. « Une civilisation entière va mourir ce soir, jamais elle ne pourra être ressuscitée », a déclaré le locataire de la Maison-Blanche. Si Donald Trump affirme ne pas souhaiter une telle issue, il la juge désormais « probable », plaçant la responsabilité du chaos à venir sur les dirigeants iraniens.
Cette déclaration intervient au 39e jour d’un conflit qui a vu les tensions grimper en flèche au Moyen-Orient. L’administration Trump exige un arrêt immédiat des activités militaires iraniennes dans le détroit d’Ormuz et la fin du soutien aux groupes régionaux.
Sur le terrain, la menace semble déjà s’exécuter. Des sources concordantes font état de frappes massives sur des infrastructures vitales. Le complexe pétrochimique de l’île de Kharg, poumon économique de l’Iran, aurait été visé, ainsi que plusieurs nœuds logistiques (ponts et voies ferrées).
Malgré la violence des mots, la Maison-Blanche a tenu à préciser sur les réseaux sociaux qu’elle n’envisageait pas, à ce stade, l’utilisation de l’arme nucléaire, privilégiant des « moyens conventionnels de destruction massive » pour paralyser le pays.
De son côté, l’armée iranienne a réagi par l’intermédiaire de son porte-parole, qualifiant les propos de Trump de « fanfaronnades arrogantes » qui n’altéreront pas la détermination de la République Islamique.
Toutefois, selon le New York Times, des canaux diplomatiques secrets resteraient ouverts. Téhéran demanderait des garanties de non-agression future et l’arrêt des frappes israéliennes au Liban en échange d’une désescalade. Une proposition jugée « encourageante mais insuffisante » par Washington.
Alors que l’horloge tourne à Washington, la communauté internationale craint un embrasement généralisé. Pour les observateurs, cette stratégie de « pression maximale » version 2026 place le monde à la lisière d’une guerre totale. Le dénouement, ou la catastrophe, pourrait se jouer dans les prochaines heures.
Ernest Mbilika
