Depuis le samedi 25 avril au matin jusqu’à ce dimanche 26 avril, le Mali fait face à une série d’attaques simultanées visant plusieurs villes stratégiques, notamment Bamako, Kati, Sévaré, Gao et Kidal.
Dans la capitale et à Kati, ville-garnison où réside le président de la transition, Assimi Goïta, des détonations et des échanges de tirs nourris ont été signalés, avec une reprise des combats tôt ce dimanche. Au nord, en particulier à Kidal, des affrontements opposent les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par des instructeurs étrangers, à des groupes armés incluant des rebelles touaregs et des combattants affiliés au JNIM.

Les localités de Sévaré et Gao ont également été visées par des tentatives d’incursion, illustrant le caractère coordonné et simultané de ces offensives. Selon plusieurs analyses, cette escalade traduit une volonté des groupes armés de frapper à la fois les centres de pouvoir et les zones stratégiques, dans un contexte de pression accrue sur les axes d’approvisionnement, notamment vers la capitale.
Face à la situation, un couvre-feu a été instauré dans plusieurs villes, dont Bamako, de 21h à 6h pour une durée initiale de 72 heures. L’état-major malien affirme que la situation est « sous contrôle » et que des opérations de ratissage sont en cours, bien que le bilan humain reste incertain à ce stade.

Ces événements surviennent dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par la reconfiguration du dispositif militaire après le retrait de la mission onusienne MINUSMA, et la persistance des menaces dans la région du Sahel.
Ernest Mbilika
