Dans les salons feutrés du pouvoir congolais, les alliances ne tiennent parfois qu’à un fil, aussi fragile que les sourires échangés devant les caméras. Le 21 septembre 2025, ce fil a tremblé. Sous les apparences d’un dialogue courtois, c’est une confrontation déguisée qui s’est jouée entre l’UDPS et l’UNC  deux partis officiellement alliés, mais désormais liés par la méfiance, les accusations feutrées et les silences lourds. Entre les lignes d’un cahier de doléances et les non-dits d’une réponse diplomatique, la scène révèle une vérité crue : l’hypocrisie politique s’habille parfois des habits de la fraternité.




Le 21 septembre 2025, sous les ors du pouvoir et dans les arrière-salles du pouvoir symbolique, Augustin Kabuya, Secrétaire général et président par intérim de l’UDPS/TSHISEKEDI, a reçu une délégation de l’UNC conduite par   Billy Kambale son secrétaire général. Ce dernier, entouré de cadres influents de son parti, venait porter un cahier des charges chargé de reproches voilés et de prétendues alliances.

Dans ce face-à-face politique digne d’un ballet de masques, l’UNC accuse l’UDPS de protéger ceux qui œuvrent contre eux : 
– l’initiateur d’une pétition ciblant leur président honoraire serait membre de l’UDPS ; 
– le professeur J.C. Tshilumbayi, Premier vice-président de l’Assemblée nationale, serait également membre de l’UDPS ; 
– le président de la commission d’examen de la déchéance, le député Peter Kazadi, serait lui aussi affilié à l’UDPS.

Ces accusations, formulées avec solennité, révèlent une hypocrisie politique crue : celle de deux partis alliés sur le papier, mais conflictuels dans l’ombre. Le discours public félicite la “confiance renouvelée” en la haute autorité Fatshi, tandis que le discours privé dénonce des membres du même cercle.



Kabuya, homme d’une tenue politique et d’une patience calculée, a remercié ses hôtes et proposé un temps de réflexion. Une réponse tiède, empreinte de retenue, mais qui ne masque ni la gravité du reproche ni la fracture de l’alliance. Le silence de la réponse devient éloquent : une réponse différée, quand le problème exigeait une réponse urgente.

Car ce rendez-vous n’était pas un simple échange diplomatique, mais un moment de vérité politique. Quand les alliances sont jouées comme des cartes, et les accusations lancées comme des flèches, c’est la démocratie qui vacille.

Dans ce théâtre de pouvoirs, l’UDPS et l’UNC prouvent qu’on peut être alliés sur scène, mais adversaires dans les coulisses.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *