Kinshasa, 27 septembre 2025. L’atmosphère politique congolaise s’enflamme après des déclarations fracassantes de Dany Banza Maloba, ancien ambassadeur itinérant et président du parti politique ACO, qui brise le silence en accusant des proches du président Félix Tshisekedi d’un complot politique orchestré contre lui.

Dans une sortie publique au ton grave, l’ancien allié du chef de l’État pointe directement deux figures majeures de l’entourage présidentiel : Kahumbu Mandungu Bula, conseiller privé du président, et Lisette Kabanga Tshiwabwa, directrice de cabinet au Conseil national de la cyberdéfense. Selon Banza, ces deux responsables mèneraient une campagne de déstabilisation ciblée, avec pour objectif son élimination politique.
Accusations inédites d’usage de l’intelligence artificielle
Le cœur de l’affaire réside dans une accusation inédite : Dany Banza affirme que des enregistrements audio falsifiés auraient été générés à l’aide de l’intelligence artificielle pour l’impliquer dans un prétendu financement occulte en lien avec l’ancien président Joseph Kabila et le chef rebelle Corneille Nangaa. Ces audios, qu’il juge « absurdes » et « sans fondement », le mettraient en scène planifiant des actions subversives, ce qu’il dément catégoriquement.
« Une manipulation grossière », selon lui, qui vise à salir sa réputation et l’écarter définitivement de la scène politique nationale.
Des tensions sur fond de frustration politique
Ces accusations surviennent dans un contexte de recomposition politique : Dany Banza, un des premiers transfuges du camp Katumbi à rejoindre Félix Tshisekedi en 2018, n’a pas été reconduit dans ses fonctions lors du dernier remaniement gouvernemental. Un fait qui, selon plusieurs analystes, pourrait expliquer la radicalisation de son discours.
Alors que la présidence n’a, à ce stade, formulé aucune réaction officielle, cette sortie publique expose les fractures internes de l’ex-majorité présidentielle, et pourrait mrelancer les débats sur les rivalités persistantes au sein de l’entourage du chef de l’État.
Une affaire à suivre de près, tant elle soulève des interrogations sur les dérives technologiques potentielles dans les luttes de pouvoir en RDC.
Rédaction
