Réagissant à la décision de justice prononçant son exécution provisoire, l’intéressé a exprimé sa surprise et dénoncé une mesure qu’il juge « injustifiée ».

« Je m’attendais à tout, mais pas à cela. C’est allé au-delà de ce que j’imaginais », a-t-il déclaré, rappelant que l’exécution provisoire constitue une mesure exceptionnelle qui ne peut être décidée que par une décision spéciale et motivée. Selon lui, aucun élément du dossier ne justifiait une telle décision.

Il a notamment contesté l’argument des magistrats évoquant un risque de troubles à l’ordre public, soulignant que les faits reprochés remontent à vingt ans, qu’il a été relaxé de trois des quatre infractions retenues, et qu’il a toujours répondu présent aux convocations du tribunal. « Je n’ai jamais provoqué ni insulté qui que ce soit », a-t-il insisté.

Écartant également les hypothèses de réitération d’infraction ou de fuite, il a affirmé : « Suis-je un homme qui fuit ? Qui aurait l’idée d’abandonner sa famille et son pays ? » Il a ajouté que le tribunal avait lui-même reconnu l’absence de fonds libyens dans sa campagne et dans son patrimoine.

Pour lui, cette décision traduit avant tout « une volonté d’humiliation ». « Si je dois dormir en prison, je dormirai en prison, mais je ne reconnaîtrai jamais ce que je n’ai pas fait », a-t-il conclu, estimant que ces pratiques portaient atteinte à l’image de la France et à l’État de droit.

Rédaction

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