New York, en marge de l’AG de l’ONU À l’occasion de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le Ministère des Mines de la République Démocratique du Congo (RDC) a organisé, en partenariat avec le Business Council for International Understanding (BCIU), une table ronde de haut niveau dédiée aux minéraux critiques et stratégiques.

Une vision claire : transformer localement les ressources
Face à un auditoire composé d’investisseurs, de décideurs politiques et de grands opérateurs industriels, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a exposé la stratégie du gouvernement congolais : ne plus se contenter d’exporter les matières premières, mais les transformer sur place, créer des emplois qualifiés et générer une valeur ajoutée locale.
Une audience de poids, plus de 500 milliards USD représentés
Des acteurs majeurs du secteur étaient présents, représentant un chiffre d’affaires combiné dépassant les 500 milliards USD. Parmi eux : Glencore, Citi, Standard Bank, ING, la Banque Africaine de Développement, Ivanhoe Mines, Traxys et Orion Resource Partners. Les échanges ont porté sur des thèmes clés tels que l’industrialisation, la traçabilité et la création de chaînes de valeur intégrées.
Des réformes concrètes pour rassurer les partenaires
Le Ministre était accompagné des institutions nationales FOMIN, CAMI, CEEC et SGNC, qui ont mis en avant les réformes déjà en place et les garanties offertes aux investisseurs. Ces présentations ont permis de renforcer la crédibilité de la RDC, qui affiche aujourd’hui une gouvernance minière unifiée et transparente.
Feuille de route : des engagements à court terme

Plusieurs actions concrètes sont prévues à court terme pour capitaliser sur cette dynamique :
Signature d’un protocole d’accord (MoU) avec le BCIU dans les deux prochaines semaines ;
Mission de suivi à Kinshasa d’ici fin octobre 2025 pour le lancement d’une plateforme d’appui aux investisseurs ;
Création d’un répertoire dynamique des partenaires, selon leurs projets et capacités ;
Organisation à Kinshasa d’une session de concertation pour traduire les intentions en engagements opérationnels.
Un tournant vers une croissance inclusive et durable
Avec cette initiative, la RDC change de posture : elle ne se limite plus à présenter son potentiel minier, mais s’engage activement dans une nouvelle dynamique, où ses ressources deviennent un levier de développement économique inclusif et durable.
Léo Kingu
