Le verdict est tombé ce mercredi 18 mars. La Cour des comptes de la République Démocratique du Congo a reconnu Pistis Bonongo, ancien Directeur Général de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO), coupable de faute de gestion. Cette condamnation marque une étape significative dans la rigueur imposée aux mandataires publics concernant la transparence financière.

Le cœur de l’affaire : Une opacité administrative

L’instance judiciaire financière reproche à l’ancien dirigeant le défaut de transmission des comptes annuels dans les délais prescrits par la loi. Le dossier examiné portait spécifiquement sur les manquements liés aux états financiers des exercices 2022 et 2023.En l’absence de ces documents cruciaux, la Cour a estimé que le contrôle de la gestion des deniers publics au sein de la SOKIMO avait été entravé.

Les sanctions prononcées

La sentence est lourde et assortie d’une obligation de paiement immédiat :

Amende principale : 84 000 dollars américains (payables en francs congolais).

Frais de justice : La charge des frais de l’instance incombe également au condamné.

Une défense jugée insuffisante

Durant les audiences, Pistis Bonongo a tenté de justifier ces retards en invoquant des difficultés administratives internes ainsi que des restructurations au sein de la direction financière. Des arguments qui n’ont pas suffi à fléchir la juridiction, celle-ci rappelant que les contraintes internes ne sauraient primer sur les obligations légales de reddition des comptes

Cette décision s’inscrit dans une volonté accrue des autorités congolaises de renforcer la discipline financière au sein des entreprises du portefeuille de l’État. La SOKIMO, acteur historique du secteur minier, est régulièrement sous les projecteurs concernant sa gouvernance.

Rédaction cH

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