Le gouvernement canadien passe à l’offensive judiciaire. Dans une correspondance officielle datée du 10 février 2026, le ministère de la Justice du Canada a confirmé l’activation du Programme sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre (PCCHCG) suite à une plainte déposée par un collectif de 33 ONG et 50 familles de victimes congolaises.

Le Canada brise le silence sur les dossiers Kabanga et Bukasa

L’affaire, portée par Palmer Kabeya (Coordonnateur national d’Ekoki RDC) et le militant Victor Tesongo, vise directement deux personnalités : Mme Lisette Kabanga et M. Jean-Claude Bukasa.

Le ministère de la Justice, agissant au nom du procureur général du Canada, a officiellement transmis le dossier à sa section spécialisée.

Ce programme d’élite, qui regroupe la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les services frontaliers, a pour mission de traquer toute personne soupçonnée de crimes internationaux, quel que soit son statut ou sa localisation.

Des preuves numériques et des témoignages accablants

Le dossier de plainte, que nous avons pu consulter, repose sur une base documentaire solide :

  • Preuves multimédias : Vidéos, captures de messages et enregistrements.
  • Déclarations sous serment : Témoignages directs des victimes et de leurs familles.
  • Cadre légal international : La plainte invoque le Code criminel canadien et les traités des Nations Unies obligeant les États à sanctionner les violations graves des droits humains commises par leurs ressortissants à l’étranger.

Vers une extradition ou un procès à Ottawa ?

Les organisations plaignantes, sous la bannière d’Urgence DRC, exigent désormais :

  1. Une enquête indépendante et impartiale sur le sol canadien.
  2. L’évaluation des faits comme infractions criminelles de haute gravité.
  3. Le recours aux mécanismes de coopération internationale, incluant l’extradition ou l’entraide juridique.

« Le Canada ne sera pas une terre d’asile pour l’impunité », souligne en substance la réponse du Programme sur les crimes de guerre, réitérant sa détermination à demander des comptes pour toute complicité de génocide ou de crime contre l’humanité.

Rédaction cH

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *