Dans un climat politique de plus en plus tendu en République Démocratique du Congo, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) sort du silence. Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 18 mars 2026, le parti dénonce une campagne systématique de déstabilisation visant son autorité morale, le Professeur Modeste Bahati Lukwebo, actuel 2ème vice-président du Sénat.
Des pressions fiscales et politiques dénoncées
Signé par le secrétaire général Malongo Bilamba Guy-Richard, le texte pointe du doigt une série d’actions hostiles déclenchées après la conférence de presse du 4 mars dernier. L’AFDC énumère plusieurs griefs majeurs :
Harcèlement fiscal : Des redressements jugés « frauduleux » ciblant les activités du sénateur.
Intimidations : Des pressions exercées sur les élus et les cadres du parti pour fragiliser sa cohésion interne.
Déstabilisation : Des manœuvres visant à écarter Bahati Lukwebo de l’échiquier politique actuel.
Rejet total des accusations de collusion avec l’AFC/M23
Le point le plus sensible du communiqué concerne le volet sécuritaire. L’AFDC rejette avec fermeté les tentatives d’impliquer son président dans une supposée complicité avec le mouvement rebelle AFC/M23.
« Le Professeur Bahati Lukwebo est une victime directe de l’insécurité à l’Est du pays », rappelle le parti, qualifiant ces dossiers judiciaires de « fabrications purement politiques » destinées à ternir sa réputation.
Ernest Mbilika
