Le député national élu de Goma, Patrick Munyomo, a réagi aux déclarations de Modeste Bahati Lukwebo, président de l’AFDC-A, qui l’avait cité parmi les responsables d’une fronde au sein du regroupement politique.

Dans un message adressé à Mandungu Bula Chao, conseiller privé du chef de l’État Félix Tshisekedi, Modeste Bahati Lukwebo a appelé ce dernier à encourager les responsables qu’il présente comme des frondeurs à créer leur propre formation politique.

« Aidez plutôt les frondeurs Otto Bahizi, Munyomo et consorts […] à créer leur propre parti politique », a déclaré Bahati Lukwebo.

Le président de l’AFDC-A affirme par ailleurs que les personnes concernées auraient déjà été exclues conformément aux textes régissant le regroupement politique. Il estime que « quatre individus, déjà exclus conformément aux textes, ne peuvent s’accaparer d’un patrimoine de 450 fondateurs ».

Ces déclarations interviennent sur fond de tensions internes au sein de l’AFDC-A, avec des désaccords portant notamment sur la direction et la représentativité du regroupement.

Patrick Munyomo conteste les accusations

Réagissant à ces propos, Patrick Munyomo rejette les accusations formulées à son encontre, qu’il qualifie de « fausses et sans preuves ». L’élu de Goma conteste notamment sa présentation comme frondeur et critique la manière dont Modeste Bahati Lukwebo gère, selon lui, le regroupement politique.

Patrick Munyomo affirme également que son autorité morale entretient des relations conflictuelles avec plusieurs personnalités de la classe politique congolaise. Il cite notamment Lambert Mende Kokonyangi, Vital Kamerhe et le patriarche Antoine Kambale Kantitima.

Le député menace en outre de rendre publiques certaines informations concernant ce qu’il présente comme de « mauvaises pratiques » dans la gestion de l’AFDC-A.

« Chaque fois qu’il citera mon nom publiquement, je reviendrai pour exposer ses mauvaises pratiques », a-t-il déclaré.

Patrick Munyomo invite enfin Modeste Bahati Lukwebo à se concentrer sur les enjeux nationaux, notamment le dialogue convoqué par le chef de l’État, plutôt que de poursuivre ce qu’il considère comme une confrontation politique personnelle.

Une querelle interne sur fond d’enjeux politiques nationaux

Les échanges entre les deux responsables illustrent les tensions qui traversent actuellement l’AFDC-A. Alors que Modeste Bahati Lukwebo affirme que les responsables concernés ont été exclus conformément aux textes du regroupement, Patrick Munyomo conteste les accusations portées contre lui et remet en question la gestion de l’organisation.

À ce stade, les accusations et contre-accusations formulées publiquement par les deux camps restent à distinguer des faits établis et pourraient nécessiter des éléments documentaires ou des décisions formelles pour être vérifiées.

Cette confrontation intervient alors que la classe politique congolaise est également mobilisée autour du dialogue national initié par le président Félix Tshisekedi.

Rédaction cH

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