À Lwindi, dans le territoire de Mwenga (Sud-Kivu), la population dénonce ce qu’elle considère comme une nouvelle forme d’abus : l’occupation illégale de plus de 35 maisons par des éléments Wazalendo venus de la province du Maniema. Les notables de la chefferie ont publié, ce mardi 30 septembre 2025, la liste des propriétaires spoliés.

Ces combattants, censés renforcer les FARDC dans la lutte contre le M23, sont désormais pointés du doigt pour des pratiques qui rappellent davantage celles de groupes armés incontrôlés que celles d’alliés supposés protéger les civils. Cette dérive soulève des inquiétudes sur la discipline, la responsabilité et le contrôle effectif de ces forces dites « patriotiques ».
Lwindi, déjà marquée par le massacre de 1998 à Kalama, Kasika et dans d’autres villages, se retrouve une fois de plus au cœur d’un paradoxe tragique : les habitants, qui espéraient sécurité et répit, voient leurs biens confisqués par ceux-là mêmes qui prétendent défendre la patrie.
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