La condamnation de l’ancien président Joseph Kabila, loin d’apaiser les mémoires, soulève une onde de stupeur et de contestation au sein de la classe politique congolaise. Pour Aubin Minaku, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), ce verdict n’est rien de moins qu’« une erreur judiciaire manifeste et majeure, issue d’un pseudo procès politique ».
D’un ton grave, l’ancien président de l’Assemblée nationale dénonce une décision qui, selon lui, entachera durablement les annales du droit pénal international. Plus encore, elle viendrait « corrompre superbement et inutilement toutes les initiatives de paix et de dialogue national inclusif » en République démocratique du Congo.
À ses yeux, ce jugement incarne un double paradoxe : celui d’une justice qui prétend dire le droit mais qui fracture, et celui d’un État qui cherche la réconciliation tout en alimentant les dissensions. « Quel paradoxe ! Quel gâchis ! », s’exclame Minaku, comme pour souligner la gravité d’une page d’histoire qui, au lieu de refermer les blessures, risque de les creuser davantage.
Rédaction cH
