Les mouvements Wazalendo du territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu, ont rendu publique une déclaration dénonçant ce qu’ils qualifient de « détention arbitraire » du professeur ordinaire Pascal Isumbisho Mwapu. L’universitaire est porté disparu depuis le 9 septembre 2025, date à laquelle il aurait été interpellé à Kinshasa par les services de cyberdéfense rattachés à la présidence de la République.

Dans leur communiqué, les signataires estiment que cette arrestation « illustre une fois de plus l’exclusion des notables et leaders du Grand Kivu de la scène politique nationale ». Ils rappellent que leurs combattants demeurent engagés dans la défense du territoire national face au mouvement armé M23/AFC, qu’ils accusent d’être soutenu par le Rwanda.
Les Wazalendo exigent « la libération immédiate et sans condition » du professeur Isumbisho, considéré comme une figure de référence pour leur communauté. Ils avertissent qu’en cas de non-libération, des « actions de grande envergure » pourraient être menées dans le territoire de Mwenga, en imputant toute responsabilité au gouvernement central.
Les signataires appellent également la haute hiérarchie militaire à « intervenir sans délai afin de prévenir une escalade » dans les zones de Mwenga et de Kamituga.
La déclaration est cosignée par plusieurs responsables locaux, dont le lieutenant-général Prince Abongyo M, le général Lunanga Kasuli Luc Bradoc, ainsi que d’autres représentants de mouvements affiliés.
Il convient de rappeler que le premier communiqué exigeant la libération « totale et sans condition » du professeur Isumbisho avait déjà été diffusé le 10 septembre par son parti, le Parti du Réveil et de l’Action pour la Défense des Intérêts du Souverain (PARADISO), à travers son porte-parole, Maître Dieudonné Mubikwa Eustache.
Rédaction cH
