Les autorités malgaches ont confirmé la perte officielle de la nationalité malgache de l’ancien président Andry Rajoelina. Désormais, l’ancien chef de l’État ne détient plus que sa nationalité française, acquise plusieurs années auparavant. La décision repose sur les dispositions légales du Code de la nationalité malgache, adopté en 1960, qui prévoit que tout citoyen ayant acquis volontairement une autre nationalité perd automatiquement celle d’origine.


Selon des juristes consultés sur place, cette mesure n’est pas discrétionnaire mais découle de l’application stricte de la loi. La question avait refait surface dans l’espace public au cours des derniers mois, au regard des débats institutionnels liés à la légitimité politique et à l’éligibilité de certaines hautes personnalités au regard de leur statut civique.

Un débat ancien, ravivé par le contexte politique

Le statut de nationalité d’Andry Rajoelina avait été plusieurs fois évoqué dans le débat public depuis son accession à la tête de l’État, notamment lors des échéances électorales. Ses opposants l’accusent depuis longtemps d’avoir dissimulé son acquisition de la nationalité française, tandis que ses partisans soutiennent qu’il demeurait, jusqu’à présent, dans les limites de la légalité en matière d’éligibilité.

L’officialisation de la perte de sa nationalité malgache intervient dans un contexte de recomposition politique et institutionnelle, marqué par le renforcement du contrôle de conformité des dirigeants aux textes régissant la vie publique.



Une législation similaire en RDC

La situation rappelle le cadre légal en vigueur en République démocratique du Congo, où la double nationalité n’est pas reconnue non plus. Comme à Madagascar, le principe de l’unicité de la nationalité entraîne la perte de la nationalité congolaise lorsqu’une autre nationalité étrangère est acquise volontairement. Ce dispositif suscite régulièrement des débats dans les deux pays, dans un monde où les mobilités internationales et les enjeux de diaspora se renforcent.

Etienne Kabamba

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