À 16 h 00, la situation était revenue au calme à Uvira après la panique provoquée par des détonations d’armes lourdes entendues en périphérie de la ville. Selon des sources militaires, ces tirs proviendraient de positions tenues par les rebelles du M23, appuyés par l’armée rwandaise, qui privilégieraient l’utilisation de bombes à distance, de drones kamikazes et d’engins explosifs improvisés pour semer la peur parmi la population.



Un officier des FARDC présent dans la zone affirme que cette stratégie vise à créer des victimes civiles, à provoquer la confusion et à pousser l’armée congolaise au repli.
« Nous avons compris leur mode opératoire : frapper les civils pour créer la panique tout en évitant les combats rapprochés. Cela ne fonctionnera plus. Nous sommes déployés en première ligne pour sécuriser la population », a-t-il indiqué.

Crédit photo/ Daniel Michombero



Dans plusieurs quartiers d’Uvira, un dispositif sécuritaire renforcé est visible. Des unités ont été positionnées en différents points stratégiques pour rassurer les habitants et prévenir toute infiltration.

L’armée congolaise dément toute présence de combattants du RDF ou du M23 dans la ville d’Uvira et à Kiliba, assurant que la situation est sous contrôle. Les forces armées disent avoir été déployées en profondeur dans le territoire d’Uvira pour empêcher toute avancée hostile et protéger les civils. Les autorités appellent par ailleurs la population à ne pas céder aux rumeurs et à la manipulation.

Aucune scène de panique n’a été observée en ville, où les activités se déroulent normalement.



Les combats en cours se concentrent à Bugarama, en direction de Kamanyola, près de la frontière rwandaise. Selon les FARDC, c’est depuis cette zone que seraient tirés les projectiles lourds, drones kamikazes et autres engins explosifs en direction d’Uvira.

Les forces armées indiquent se trouver à moins de 28 kilomètres de Kamanyola.
Ces informations ont été confirmées par le lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole du secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Kivu.

Rédaction cH

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