Le gouvernement provincial du Sud-Kivu a dénoncé mercredi des attaques qu’il attribue aux rebelles du M23 dans plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi. Selon un bilan provisoire dressé par les autorités provinciales, plus de 400 civils auraient perdu la vie lors d’incidents survenus dans les zones de Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange, Kiliba ainsi qu’à Uvira, désormais sous contrôle des rebelles.

Les autorités affirment que ces violences s’inscrivent dans une « intention manifeste de carnage », évoquant des attaques ciblées contre des familles identifiées comme proches des groupes de résistance locale. Elles estiment que ces actions visent à affaiblir toute capacité de résistance et à provoquer la panique au sein des populations.

Dans un communiqué publié depuis Baraka, le gouvernement provincial indique que la ville d’Uvira est restée calme durant la nuit du 9 au 10 décembre, en raison de la présence renforcée des forces de défense et de sécurité déployées sur les principales artères. Il précise toutefois que des forces spéciales rwandaises et des combattants étrangers seraient présentes dans la région, en violation, selon lui, du cessez-le-feu et des accords de Washington et de Doha.

À la suite d’une visite effectuée le 7 décembre dans les structures sanitaires d’Uvira, le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki a confirmé un « bilan particulièrement lourd » dans les localités touchées. Les autorités évoquent également une crise humanitaire majeure, marquée par le déplacement d’environ 200 000 personnes ayant fui Uvira et ses environs dans des conditions jugées très difficiles.

Le gouvernement provincial appelle à une mobilisation urgente au niveau national et international, estimant que la situation actuelle comporte un risque élevé d’escalade des violations des droits humains et nécessite un soutien renforcé aux populations civiles.

Rédaction cH

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