L’escalade militaire franchit un nouveau cap en République Démocratique du Congo. Ce mardi 24 février 2026, des sources convergentes annoncent la mort du Lieutenant-Colonel Willy Ngoma, figure médiatique de l’AFC/M23, lors d’un raid aérien ciblé.

Une frappe de précision contre le commandement du M23

Le porte-parole militaire de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) aurait été atteint tôt ce matin alors qu’il circulait au sein d’un convoi militaire. L’attaque, menée par un drone des Forces Armées de la RDC (FARDC), a visé le cortège de plein fouet. Si certains officiers auraient survécu à l’explosion, plusieurs blessés graves sont signalés parmi les membres de la garde rapprochée du mouvement rebelle.

Fin du cessez-le-feu de Doha : Kinshasa passe à l’offensive

Cette opération s’inscrit dans une offensive généralisée lancée par Kinshasa depuis plusieurs jours. Sur le terrain, une coalition composée des FARDC, et les Wazalendo, de l’armée burundaise (FNDB) et de partenaires internationaux mène des attaques simultanées sur plusieurs fronts.

Cette reprise des hostilités marque la rupture définitive du cessez-le-feu de Doha (Qatar), plongeant à nouveau la région dans une guerre ouverte. Une source de haut rang au sein de l’AFC/M23 a d’ores et déjà prévenu que « Kinshasa assumera les conséquences de cette énième violation ».

Qui était Willy Ngoma ?

Promu Lieutenant-Colonel après avoir été le visage de la résurgence du M23 en 2021, Willy Ngoma était sous sanctions américaines. Né en 1974, il laisse derrière lui une image de communicant zélé du mouvement rebelle. Sa disparition, si elle se confirme officiellement, représente un coup dur pour la stratégie de communication et le moral des troupes de l’AFC.

Les États-Unis rappellent le droit souverain de la RDC à défendre son territoire, la pression internationale s’accentue sur Kigali pour un retrait des troupes rwandaises du sol congolais.

Rédaction cH

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