La Banque centrale du Congo (BCC) indique avoir décidé, dans le cadre de sa politique monétaire, une série de mesures visant à moderniser le marché des changes et à renforcer le contrôle des flux financiers.
Lors de sa réunion du jeudi 9 avril 2026, le Comité de politique monétaire, présidé par le gouverneur André Wameso Nkualoloki, a examiné l’évolution de la conjoncture au premier trimestre et arrêté les orientations pour le reste de l’année.

La BCC rassure un environnement international marqué par des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, susceptibles de perturber les marchés énergétiques et d’alimenter des pressions inflationnistes. Malgré cela, l’institution estime que l’économie congolaise fait preuve d’une certaine résilience, soutenue par le dynamisme du secteur extractif et une bonne tenue des activités non minières.
Sur le plan des perspectives, la croissance économique est projetée à 6,2 % en 2026, contre 5,8 % en 2025. En matière d’inflation, la BCC rapporte une décélération, avec un taux à 2,2 % à fin mars 2026, contre 10,1 % un an plus tôt. Selon l’autorité monétaire, cette baisse s’expliquerait par une meilleure gestion de la liquidité bancaire, malgré la persistance de certaines pressions liées aux anticipations des agents économiques et aux variations saisonnières des prix alimentaires.
Concernant le marché des changes, les évolutions sont décrites comme mitigées : le franc congolais se serait légèrement apprécié sur le marché parallèle, mais aurait connu une dépréciation sur le marché officiel. La BCC relie ces mouvements à des besoins saisonniers en devises, notamment la reconstitution des stocks après la période des fêtes de fin d’année.
Par ailleurs, dans un contexte de relative stabilité des prix, la Banque centrale annonce un assouplissement de sa politique monétaire : le taux directeur passe de 15,0 % à 13,5 %, tandis que la facilité de prêt marginal est ramenée de 19 % à 17,5 %. L’institution affirme que ces ajustements maintiennent un taux d’intérêt réel positif.
La BCC indique aussi que les coefficients de réserves obligatoires restent inchangés, et annonce l’introduction d’un Bon BCC à six mois pour renforcer la gestion de la liquidité bancaire.
Loss-Adonis / Lubumbashi
